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Cyberleek confirme disposer d’une build jouable

21/08/2026 à 15h11 · Par qLimaa

build leak video

Après les premières fuites de la mi-août, Cyberleek a franchi un nouveau cap. Les derniers extraits diffusés ne se limitent plus à de simples captures d’écran ou à des séquences préenregistrées : ils apportent la preuve que le groupe (ou l’individu) a un accès direct et interactif à une version de développement de Grand Theft Auto VI.

L’élément le plus déterminant est apparu dans un clip où Jason pilote un avion au-dessus de Vice City. La radio est active, le vol est libre, et la caméra offre une vue aérienne prolongée de la ville et des zones sauvages. À la fin de la séquence, le personnage tire dans un mur pour former le mot « LEEK » (parfois « LEEKS ») avec des impacts de balles. Cette action, réalisée en temps réel et sous contrôle du joueur, ne peut pas provenir d’une simple vidéo récupérée sur un serveur. Elle indique clairement que Cyberleek dispose d’une build jouable, ou d’un accès direct à quelqu’un qui la contrôle.Plusieurs analystes estiment que cette version date de 2025, tandis que d’autres clips plus anciens semblent provenir de 2023. Dans tous les cas, le niveau de détail et la fluidité des interactions dépassent largement ce qui avait été vu jusqu’ici.

Ce vendredi 21 août, Cyberleek a publié un sixième extrait majeur, intitulé « Hypercar ». On y voit Jason briser la vitre d’une voiture de type Bugatti (Truffade Thrax), extraire le conducteur avec une animation plus détaillée que dans les précédents GTA (nécessitant des appuis de boutons), puis prendre le volant. Une note humoristique apparaît à l’écran : « CYBERLEEK CAN’T DRIVE ». Le clip a rapidement circulé avant d’être frappé par les signalements DMCA de R* et Take-Two.

D’autres détails techniques ont également émergé au fil des dernières publications :

  • un système de dialogue inspiré de Red Dead Redemption 2 ;
  • une jauge d’endurance ;
  • un niveau de recherche qui monte jusqu’à six étoiles ;
  • l’interface utilisateur visible lors de l’utilisation d’armes comme le taser ou le couteau.

Malgré les vagues de suppressions et l’apparition de nombreux comptes usurpateurs, Cyberleek continue de publier via son canal Telegram. Le groupe affirme qu’il ne s’arrêtera pas tant que Rockstar et Take-Two n’auront pas répondu à ses demandes et présenté des excuses publiques.

Quels risques judiciaires pour Cyberleek ?

Si Cyberleek est identifié et arrêté, les conséquences pourraient être extrêmement lourdes. Selon la juridiction (États-Unis, Royaume-Uni ou Europe), les chefs d’accusation possibles incluent la violation de droits d’auteur (surtout si elle est jugée volontaire et à des fins commerciales, notamment via le memecoin), l’accès non autorisé à des systèmes informatiques, le vol de données et potentiellement l’extorsion, en raison des menaces de fuites supplémentaires conditionnées à des excuses et à des changements de politique de la part de Rockstar.Aux États-Unis, le cumul de ces infractions peut théoriquement aboutir à des peines de prison dépassant les 40 ou 45 ans.

En Europe, les peines maximales pour piratage et contrefaçon de droits d’auteur se situent généralement entre 3 et 10 ans, avec des amendes importantes, mais la gravité des faits (accès à une build de développement et diffusion massive) pèse lourdement.

Le précédent le plus proche reste celui d’Arion Kurtaj, le jeune hacker britannique membre de LAPSUS$ responsable de la fuite de 2022. À l’époque, il avait publié près de 90 clips de GTA VI. Jugé inapte à comparaître en raison de troubles sévères (notamment un autisme important) et considéré comme présentant un risque élevé de récidive, il a été condamné en décembre 2023 à une « hospital order » indéterminée : une internement à durée illimitée dans un hôpital psychiatrique sécurisé, jusqu’à ce que les médecins estiment qu’il ne constitue plus une menace.

Cyberleek évolue donc sur un terrain déjà balisé. Même si le contexte et le profil ne sont pas identiques, l’histoire récente montre que R* et Take-Two n’hésitent pas à poursuivre avec la plus grande fermeté, et que les tribunaux peuvent opter pour des mesures radicales, y compris un placement psychiatrique de longue durée, lorsque la dangerosité est retenue.